Photographiés au petit matin par Paul Le Brun

Je me rends compte que je n’avais pas encore pris le temps de vous raconter cette aventure.
Il y a un an, Mathieu allait se faire opérer.
S’en sont suivis 2 mois pendant lesquels il a déserté le lit familial.
Je me suis donc retrouvée en tête à tête avec Gabrielle qui n’avait pas encore 18 mois.
Chaque matin, le même rituel.
Cela faisait déjà un peu plus de 6 mois qu’elle était chez nous :
le lien créé se renforçait jour après jour.
J’ai tellement attendu de vivre des petits instants fugaces du quotidien
que je ne voulais pas ne pas en garder de trace.
Evidemment, en tant que Maman ET photographe,
je ne suis que rarement sur nos images de tous les jours.
J’ai donc décidé de faire appel à Paul.
Pourquoi Paul ?
Parce que depuis toujours je me régale avec ses images.
Depuis toujours je les admire avec des étoiles plein les yeux.
Depuis toujours je trouve une justesse et une précision enviable dans ses compositions.
Régulièrement, elles ont sur moi un « effet wahou ».
Ce ne pouvait donc être que lui.

Pour tout vous dire, je ne crois pas avoir osé le contacter directement.
Il me semble que j’ai d’abord demandé à mon groupes de confrères
qui parmi eux se sentait prêt à faire un tel reportage
dans la maison peu éclairée qui est la mienne.
Paul a répondu le premier, me confirmant qu’il serait ravi de s’en charger.
J’étais aux anges.
J’ai donc fait ce que vous avez à faire quand vous souhaitez
réserver une séance avec un photographe : le contacter via son site.
J’ai écrit un message digne de ceux que j’apprécie de lire
quand vous me faites l’honneur de me choisir pour vos souvenirs photographiques.
J’y ai parlé vrai, en toute transparence,
exposant mes émotions, mes attentes et les challenges que j’anticipais.

Un matin, il s’est procuré une voiture et il a fait la longue route qui nous sépare.
J’étais hyper émue de savoir l’expédition qu’il acceptait de mettre en place pour notre famille toute fraîche.
Il est arrivé, Mathieu l’a accueilli,
nous avions anticipé certains détails comme le babyphone
pour entendre quand Gabrielle se réveillerait à mes côtés.
Et quand il a entendu les premiers signes,
il est monté tellement discrètement que je ne l’avais pas remarqué.
Je suis restée attentivement dans notre bulle mère-fille après avoir décelé sa présence
jusqu’à ce que Gabrielle l’aperçoive à son tour.
Je l’avais évidemment préparée à cet évènement
et elle s’est acclimatée à cette nouvelle présence en quelques secondes à peine.
Elle a évidemment interagi avec lui
puisque seuls nous adultes sommes capables de réellement faire comme si de rien n’était.
Je dirais même que c’est notre bouée de secours de nous concentrer sur nos enfants.

Personnellement, c’est carrément mon point d’ancrage en tant que photographe
de me concentrer d’abord sur vos enfants qui créent sans le savoir le lien entre vous et moi.
Oui, je suis passée de l’autre côté de l’objectif avec ma fille
(et un peu mon mari) et c’était très chouette.
Vivre ces moments du quotidien et les (faire) immortaliser : quelles merveilles !
Faites-moi vivre de tels moments, partagez avec moi vos instants si précieux du quotidien,
vous n’en garderez qu’un souvenir encore plus durable.
Et si vous voulez confier cette « plume » plutôt à Paul,
vous trouverez l’article qu’il a fait sur notre routine du matin
sur son site où vous pourrez le contacter pour la vôtre.

 

Les domaines photographiques qui m’intéressent

Fin décembre, j’ai passé tout mon temps de retouche
à écouter en parallèle des interviews de reporters de guerre.

Parmi eux, il y a eu cette vidéo de Véronique de Viguerie.
J’ai été fascinée par les images de grande qualité que j’ai pu y découvrir.
Mais j’ai aussi commencé par être choquée
par la façon qu’elle a eu de vouloir à tout prix
se rendre dans un lieu où personne n’allait pour booster sa carrière.
Heureusement, la suite de son récit m’a montré
les leçons d’humilité qu’elle a rencontrées
et j’ai mieux compris l’engagement qui a suivi de sa part.

Toujours est-il qu’écouter ces grands reporters
m’a remise face à ma petite réalité quotidienne.
J’ai eu un grand sentiment d’inutilité
et en même temps il est très clair pour moi que
jamais je ne prendrais les risques fous que ces professionnels prennent.
En réfléchissant plus loin, j’ai réalisé
que mon domaine de photographie avait son utilité également
puisqu’il documente aussi des évènements de la vie quotidienne,
certes plus familiaux. Lire la suite de « Les domaines photographiques qui m’intéressent »