Mon téléphone et moi

Je ne suis pas accroc à mon téléphone.
Je trouve juste que c’est un ustensile très pratique.

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Oui, je l’utilise pour tout.
Je gère mes comptes bancaires,
je lis mes mails et j’y réponds,
je consulte mes messages,
je regarde mes notifications sur les réseaux sociaux,
je téléphone,
je suis mon budget,
je fais mes démarches administratives,
je déclare mes revenus,
je mets à jour ma situation,
je compare les prix,
je découvre des entreprises,
je commande ce dont j’ai besoin,
je fais mes listes,
j’enregistre mes contacts et leurs anniversaires,
j’organise mon travail,
c’est mon livre de recette,
c’est ma calculatrice,
c’est mon agenda,
c’est mon appareil photo du quotidien
(mais ce n’est pas mon album photo, je les imprime pour en faire un vrai),
c’est mon scanner,
c’est mon mp3,
c’est mon GPS,
c’est mon pense-bête,
c’est mon réveil
(programmé le moins souvent possible pour respecter un rythme naturel),
c’est ma lampe torche,
c’est mon magazine,
c’est ma revue de presse,
c’est mon accès à l’actu,
c’est mon dictionnaire,
c’est mon encyclopédie
(celle qui m’a permis de répondre à cette question que j’entends trop souvent :
« mais à quoi servent les guêpes? »).

C’est mon assistant de gestion, de communication
et même de consommation plus responsable. 

Il m’est arrivé d’en perdre toutes les données,
je n’ai pas été plus énervée que ça.

Il m’est arrivé de le perdre, 2 fois,
j’étais embêtée mais je savais que je saurais faire autrement.
Heureusement, je l’ai « miraculeusement » retrouvé les 2 fois
(dans 2 grandes surfaces : je ne m’en étais pas rendu compte immédiatement,
il m’a fallu quelques heures avant d’en avoir besoin pour faire quelque chose.

Mais non, je ne suis pas perdue sans mon téléphone.
Je sais lire une carte et me repérer dans l’espace,
je sais calculer avec un papier et un crayon,
je sais écrire mes petits mots sur des petits papiers
et mes listes dans des petits cahiers,
je connais mes numéros de téléphone essentiels par coeur,
je sais utiliser un réveil classique,
j’utilise souvent la minuterie de mon four,
j’ai une montre,
je poste du courrier.

Et surtout, je sais LÂCHER mon téléphone.
Cela ne me demande aucun effort.
Dès que je suis en bonne compagnie,
il peut rester dans mon sac
et je loupe facilement appels et messages.
Lorsque je suis chez moi,
il est souvent posé en haut de mon congélateur
dans le but de ne pas le traîner partout avec moi
et de montrer le bon exemple à ma fille.
J’avoue, je le récupère pour aller aux toilettes,
quand ma fille ne m’y accompagne pas (ce qui est devenu rare).

Depuis que je suis Maman, j’oublie parfois de finir mes réponses
à certains messages et elles restent en brouillon éternellement.

J’ai même désactivé, début septembre,
toutes les notifications autres que messages et appels
parce que j’en avais marre d’avoir des notifications
pour des mails sans importance pour moi.

Les notifications des réseaux sociaux, je ne les ai jamais activées :
elles attendent toujours sagement que je me connecte
pour les découvrir lorsque j’ai un peu de temps.
Et je ne défile que rarement le fil d’actu,
pour ne pas me laisser perdre trop de secondes
qui se transformeraient en minutes puis en heures.

Donc, non, je ne suis pas accroc.
Je m’en passe sans problème pendant de longues plages horaires.
Mais lorsque j’ai quelque chose à faire,
mon téléphone reste un outil
que je trouve plus pratique que mon ordi
que je n’allume que lorsqu’il s’agit de travailler.

Vous voulez que je vous parle aussi de mon ordi et moi ?
Il n’y aurait pas grand chose à dire : je l’utilise uniquement pour TRAVAILLER.
Il n’a jamais été un outil de distraction.
Ou pour regarder un film de temps en temps.
D’ailleurs, quand ma fille le surnomme « la travail de Maman »
et lorsqu’elle s’amuse à pianoter sur le clavier de l’ordi éteint,
elle me dit fièrement : « Maman, regarde, je travaille ».



Photo : Getty Images
(Oui, je sais, c’est une honte pour une photographe.
Mais j’avais la flemme de la réaliser moi-même.)